Pourquoi créer son JdRa ?
« Pourquoi ? ». Voilà bien une question qui nous trotte dans la tête depuis toujours. Nous nous proposons, modestement d’apporter une réponse. Par-delà ce « parce que », l’idée est aussi de vous aider à créer votre propre JdRa.
Dans Jeux d’Ombres, nous parlons de JdRa, nous vous en présentons certains brièvement via les mini-critiques, et d’autres avec force détails par le biais de nos « Lumière sur ». Mais au fond, quelle main invisible pousse un auteur à passer du temps à concevoir et rédiger son JdRa ? Certes, ces motivations sont parfois expliquées ou évoquées au sein des makings of. Ici, nous allons approfondir quelque peu. Nous évoquerons quelques amorces, des pistes. Et qui sait, ces témoignages vous donneront peut-être l’envie de franchir le pas à votre tour !
Raisons d’auteurs
Pour l’initiation
Quoi de mieux pour initier un public ciblé aux jeux de rôle que de le faire jouer dans un univers qu’il apprécie et dont il est fan de surcroît. L’accroche est d’autant plus efficace que l’univers est connu, ce qui permet de l’appréhender directement. Il n’y a pas besoin de longues explications au sujet du background. On peut alors se consacrer sur la partie jeu de rôle proprement dite avec son aspect interprétation de personnages et ses règles de jeu.
A titre d’exemple, le JdRa Stargate pourrait être un excellent choix car le film et la série éponyme ont fait connaître cet univers au grand public. Nombreux sont ceux qui conseillent Star Wars comme jeu d’initiation car son univers est largement connu de tous. La multitude de films aidant.
| « J’ai créé des JdRa d’intro (Ulysse 31, Funky Cops, Les Chevaliers du Zodiaque et Dick Turpin) pour initier des fans de télé rétro, sur le site Flashback TV. »
Karkared |
Une envie, un besoin créatif
Le jeu de rôle possède une qualité intrinsèque de création personnelle ou communautaire/associative.
C’est un loisir, un type de littérature qui permet à chacun de se lancer dans la création, dans la rédaction. On peut commencer par créer ses scénarios, son univers, des addenda, des règles originales et novatrices, etc. Il n’y a pas de limite en soi, à part peut-être un manque de temps ou d’imagination. Citons aussi le côté réaction associative et participative entre l’auteur initial et les premiers joueurs livrant impressions et suggestions.
| « C’est pour ça que j’adore le JdR : c’est sans doute le seul loisir où la synergie entre "créateurs" et "public" est si forte. Il y a une réappropriation de l’univers par les MJ et joueurs, qui l’enrichissent de leurs propres idées et apports et qui fait qu’on a là un vrai loisir interactif (pas juste entre MJ et joueurs mais aussi entre éditeurs / auteurs et MJ / joueurs). »
Romain « Rom1 » d’Huissier in Forums Qin |
| « (…) le contrôle sur la création est total, du moins au départ, après un peu de pratique les joueurs évoluant dans cet univers "fait main" peuvent (en accord avec son créateur) greffer leur idées le rendant plus cohérent encore, gommant les imperfections éventuelles, etc. »
Judopo |
| « (…) j’aime créer, et le JdR est parfait pour cela. Il a sans cesse besoin d’être amélioré, c’est la Création Perpétuelle. »
Azurhyàn |
| « (…) la création en jeu de rôles est le prolongement naturel de la maîtrise. »
Acritarche |
| « Quand me vient une idée, elle me trotte dans la tête, se développe, enfle et m’occupe l’esprit à longueur de journée. La seule façon de m’en débarrasser est de la concrétiser, c’est-à-dire de la mettre par écrit. (…) « besoin créatif ». »
Menhir |
| « (…), j’ai ce besoin intrinsèque de créer que je ne peux pas souvent assouvir dans le cadre de mon travail. »
Acritarche |
| « Parce que j’aime ça, parce que j’en ai envie. Parce que j’ai besoin de créer, d’imaginer, d’écrire… »
JeePee |
Prolongation du plaisir
On a tous une série, un film, un jeu vidéo, un roman, une période historique ou d’autres passions qui nous émerveillent. On souhaite prolonger cette passion dans notre loisir ludique, autour de notre table, au cœur de nos parties avec nos amis. On se met alors à rédiger son JdRa afin d’incarner l’un ou l’autre personnage au cœur de cet univers chéri.
| « (…) Bref, tous mes JdRa sont des hommages, des jeux directement inspirés (ou dérivés) de lectures qui m’ont passionné. (…), le déclic initial a plutôt été : « Bon sang, ce bouquin / cycle / truc ferait un JdR formidable. » Je me considère donc comme une sorte de récupérateur / adaptateur / transposeur, plus que comme un créateur à part entière. »
Olivier Legrand |
| « (…), j’ai commencé Solaires pour faire un jeu avec tout ce que j’aime bien dedans, le déclic a été la sortie du film X-Men III. Je voulais un jeu futuriste, un peu hard science mais avec des super héros. Et puis j’en ai profité pour étaler ma passion pour le système solaire. »
Sylvain « Greewi » Dumazet |
| « J’ai généralement écrit mes JdRa pour pouvoir développer des histoires différentes dans des univers qui me donnaient envie. »
Archiviste |
Partager une passion
Une autre raison qui nous pousse a écrire notre JdRa est une envie de partager notre passion sur un sujet donné.
| « (…) Je voulais déjà faire un peu mieux connaître les mythologies/civilisations que j’adore et qui sont peu connues du grand public (celtes & nordiques principalement). (…) Voilà, fallait pas me demander : je suis dans mon sujet favori. »
Cuchulain |
| « C’est un truc qui vient des tripes, un désir de concrétiser ce morceau de rêve qui nous taraude, et d’avoir ainsi les moyens de le partager… »
Djez |
Olivier « LEM » Lemaire a depuis longtemps voulu faire partager le système de jeu qu’il utilisait avec son groupe de jeu. Après quelques temps et efforts, il s’est joint au groupe de passionnés du Studio Crossover pour poursuivre l’effort à plusieurs. Cela lui a grandement permis de améliorer et augmenter son système, qui sert de moteur de base aux JdRa produits par le studio. Grâce à cette collaboration, il a pu dépasser le stade personnel qu’il avait atteint.
| « Depuis longtemps, une quinzaine d’années, l’idée de mettre en forme (rédiger dans un format lisible et réutilisable) et de partager mes notes et travaux sur le système de jeu que j’utilisais avec mon groupe de jeu me trottait en tête. »
Olivier « LEM » Lemaire |
L’adaptation et la création du JdRa-like et sa non moins célèbre expression issue de la CJdRa « c’est un MedFan mais… ».
On commence par adapter son JdR préféré parce qu’il ne répond pas, ou plus, à nos attentes. On complète, on change, on modifie le système de jeu puis on réalise alors que l’on est proche de créer son propre jeu.
| « Depuis plusieurs années, je n’ai jamais mené de campagne avec les règles classiques. Ce fut d’abord un dépoussiérage (au Kärcher) de la mécanique de Premières Légendes Celtiques. Puis, de plus en plus, je me suis mis à modifier les règles, parce qu’elles ne me convenaient pas. Parfois, le résultat final n’a pas grand chose à voir avec les sources. En même temps, j’ai aussi modifié l’univers pour gommer ce que je trouve de foireux (les clans dans L5R par exemple qui sont pratiquement des états, qui se font pratiquement la guerre mais non…). En même temps, j’ai modifié l’ambiance, j’ai déplacé l’action : par exemple j’ai fait jouer Salammbô avec une version personnalisée de Premières Légendes Celtiques. Au final, je faisais donc du JdRa sans lui donner de nom. » CCCP |
| « Au début, pour Féerie l’autre monde, quand j’ai commencé à écrire un JdR c’était pour refaire un D&D-like (en fait un Baldur’s Gate II-like et c’était un projet de jeu vidéo) sans les points qu’on trouvait frustrants. Puis, j’ai redirigé le projet vers un JdR papier un peu plus original qui mettait en jeu une dualité entre deux mondes. »
Greewi |
On mène parfois une campagne dans un monde original dans un JdR propice tel que Donjons & Dragons qui se veut multivers en proposant un contexte (ou setting) de règles pour des univers ouverts et libres. On est alors amené à élaborer ou à inventer l’une ou l’autre chose. Un bout d’univers, de règles particulières, etc. On peut alors très vite arriver à rédiger son propre JdRa.
| « Yggdrasil est né d’une frustration. Ça a d’abord été la campagne perso d’un ami pour D&D3 avec quelques vagues changements inspirés par Wheel of Time D20, une carte toute simple et un background tenant sur une page A4. L’ami en question (perdu de vue depuis malheureusement) a voulu arrêter sa campagne et trouvant l’esquisse de l’univers intéressante, j’ai repris le bébé (avec sa bénédiction). »
Cuchulain |
| « Avoir un cadre de jeu fait sur mesure offre, à mon humble avis, un plaisir sans mesure ! »
HellFriend |
Déception rôlistique
Parfois, la tournure d’un jeu de rôle nous désole et nous laisse une certaine amertume, voire carrément une déception. On se lance alors soi-même dans la rédaction de « son » JdRa avec « sa » vision et « sa » conception souhaitée et rêvée.
| « Puis, il y a eu le JdR officiel du "Seigneur des Anneaux" de Decipher, dont j’ai suivi la conception sur les "message boards" de la firme avec beaucoup d’espoir. Au début, les interventions et explications des concepteurs allaient vraiment dans le sens que j’attendais ; je me disais : cette fois-ci, c’est la bonne, on va vraiment avoir un vrai JdR Tolkienien… et puis au final, on a eu un jeu au système complètement bogué …. et avec des listes de sorts. »
Olivier Legrand |
| « Pour pallier le vide du marché concernant "mes" goûts. C’est très prétentieux de dire ça dans la mesure où je n’arrive pas à avancer pour un résultat plus que moyen, mais le fait est que je n’aime pas les jeux de rôles avec des backgrounds… comment dire… « jeuderolesques ». »
Wirdenrod |
Par « jeuderolesques », voici ce que sous-entend Wirdenrod :
Il pense notamment à tout un ensemble de particularités récurrentes. Il est courant que les clans/factions/pays soient toujours très différenciés et caricaturés, voire manichéens. Il trouve que tout cela manque souvent d’appuis scientifiques et de cohérence. La célèbre réplique Ta Gueule, C’est Magique revient trop souvent à son goût. Les personnages féminins guerriers sont trop souvent vêtus d’une armure bikini, certes, agréable à l’œil, mais a priori assez inefficace dans le feu de l’action ! Au niveau des combats, les joueurs sont généralement invités à démultiplier leur puissance de feu brute plutôt qu’à agir stratégiquement.
Il s’agit bien évidemment d’une vision caricaturale de certains JdR du commerce mais qui est néanmoins représentative de cette forme de création en réaction à ce qui existe et qui ne semble pas satisfaisant.
Judupo s’est lancé dans la création de deux univers pour un JdR qui manquait à son goût de dynamisme. Si cela a choqué et heurté bien des gens, Il a néanmoins un peu bousculé les consciences.
| « (…) je n’ai fait qu’aménager deux univers de JdR existants, pourquoi ? Et bien leur inertie m’a poussé à le faire, le défaut d’évolution, la vision à courte vue de tous les MJ de ces deux jeux que j’ai pu fréquenter, trop carrée … je suis un hérétique aux yeux de pleins de gens (…) mais certains m’ont écouté. Peu, mais on m’a écouté. »
Judupo |
On n’est jamais mieux servi que par soi-même
On apprécie un univers, on souhaite y jouer mais aucun éditeur ou auteur n’est déjà passé par là pour nous offrir le JdR ou le JdRa dont on rêve. Alors, on se met soi-même au boulot et au final, on se retrouve avec son JdRa idéal.
| « J’ai toujours adoré le roman "Dune" et le cycle de Dune fait à mon avis partie des grandes œuvres de la science-fiction… et j’ai toujours regretté qu’il n’existât aucun JdR permettant vraiment de jouer dans cet univers de Maisons et d’intrigues politiques. Évidemment, quand j’ai appris que Last Unicorn Games allait sortir un JdR officiel Dune, j’étais ravi ! Puis, il y a eu des complications juridico-commerciales diverses, et on a finalement appris que le jeu ne sortirait qu’en version de luxe et à tirage limité… »
« Je voulais pouvoir mener un JdR situé dans l’univers de Dune et le seul moyen était apparemment d’en écrire un moi-même. »
|
De même, nous pouvons vouloir lancer une campagne dans une direction différente de celle employée habituellement. Un tel souhait nous pousse à revoir certains éléments du JdR utilisé, voire à en concevoir un susceptible d’exaucer nos vœux.
| « (…) la création de La Terre des Héros est aussi indissociable de celle de la campagne que je comptais masteriser avec ce système, la Geste de Dale (dont on trouve le compte-rendu de tous les scénarios en ligne) (…). Le désir de jouer cette Geste de Dale a vraiment agi comme un "carburant" dans la conception du jeu et si je n’avais pas été sûr de pouvoir mettre en place cette campagne, j’aurais peut-être abandonné l’écriture du jeu lui-même, compte tenu de l’ampleur de la tâche. »
Olivier Legrand |
Satisfaction personnelle et reconnaissance
Pour soi-même, on peut être fier d’avoir mené à bien un projet rédactionnel fruit d’un important labeur, surtout quand celui-ci plaît et est apprécié par de nombreuses personnes qui le mènent à leur table.
| « Et puis, il y a la fierté, la satisfaction, la reconnaissance lorsqu’on voit que le jeu est apprécié par la communauté. »
JeePee |
| « (…) il est plus intéressant que son travail personnel soit apprécié par une majorité ou une minorité (suivant les cas) (…) »
Judupo |
| « C’est la fierté et surtout la joie de « donner vie à de l’imaginaire », quelque part… (…) »
Djez |
Etre Dieu ?
En réalisant soi-même son propre cadre de jeu, on demeure le maître des lieux, absolu et omniscient.
| « Comment mieux connaître un univers qu’en étant son concepteur ? Si les MJ sont des régents omnipotents en leurs terres, les concepteurs en sont les Dieux, en tout cas, je le pense. »
HellFriend |
Comment créer son JdRa ?
Loin de vouloir dicter vos envies ou idées en matière de création, nous vous proposons ci-dessous quelques pistes ou indications pour vous aider à créer votre propre JdRa. Ainsi, vous voilà quelque peu outillés au cas où vous vous décideriez à franchir le pas…
Modus operandi
Posez l’univers qui vous plaît dans lequel vous voudriez évoluer, qu’il s’agisse d’un univers connu ou totalement nouveau. Développez-le et misez sur vos éléments originaux. Surprenez le lecteur. Ensuite, attelez-vous aux règles. Transposez les particularités de l’univers en termes de règles. Les éléments spécifiques de votre univers devraient idéalement trouver un certain écho en matière de règles et de jouabilité.
Faire du neuf avec du vieux ou ce sont dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes. Certains jeux de rôle vous plaisent mais vous y auriez (ou avez déjà) appliqué quelques modifications ou retouches de votre cru. Tel Monsieur Jourdain avec sa prose, vous vous êtes ainsi déjà lancé sur les voies du JdRa. Poursuivant votre tâche, de transformations en ajouts vous développerez votre propre JdRa, à la mesure de vos envies et de votre vision du jeu en question.
À partir d’un système générique tel que le DK-Système, Savage World, l’EWS-System ou encore le Rapide, Petit et Générique, il est possible venir y greffer l’univers qui vous passionne et d’y apporter quelques ajustements en fonction des particularités de l’univers développé.
La création de A à Z ou de Création de personnage à Expérience et progression. Vous basant sur la table des matières d’un JdR existant (du commerce ou amateur), vous pouvez commencer à zéro et rédiger-concevoir-créer au fur et à mesure. Partant de rien, vous avez tout à faire. Suivre un plan permet d’avancer méthodiquement jusqu’à la finalisation.
À la fin, pensez à une relecture orthographique et grammaticale en profondeur, surtout si vous pensez le diffuser, à une mise en page claire et lisible ainsi qu’à quelques playtests, tout particulièrement si vous partez sur des règles de votre cru.
Il est à noter que la nouvelle revue Jeu de rôle Magazine propose dans son numéro 1 (mai-juin 2008) un article en ce sens (page 77).
Conclusions et remerciements
Au final on remarque qu’il y a quantité de réponses, de raisons, presque autant que de JdRa et d’auteurs eux-mêmes. On peut aussi noter comme souvent que plusieurs motivations s’imbriquent les unes dans et avec les autres. Elles ne sont pas uniques mais multiples et on les retrouve étroitement liées.
Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont apporté leurs témoignages au sujet de cette vaste question : Acriarche, Archiviste, Azurhyàn, CCCP, Djez, Cuchulain, Greewi, HellFriend, JeePee, Judupo, Karkared, LEM, Olivier Legrand, Menhir et Wirdenrod.
Il nous reste à vous souhaiter bonne chance dans votre entreprise et surtout bon amusement ! N’hésitez pas à venir nous en reparler.
Index
Voici une liste tentative et alphabétique des JdRa cités ou réalisés par les différents intervenants de cet article.
Féerie l’autre monde (Greewi) – http://greewi.free.fr/index.php?n=Feerie.Feerie
Gothlied (CCCP) – http://couroberon.com/Salon/index.php/board,64.0.html (projet en cours)
Imperium (Olivier Legrand) – http://storygame.free.fr/imperium
Joe Bar Team RPG (Archiviste) – http://www.archimaginaire.org/dl/JBTrpg/jbtrpg21.pdf
Masques Tombes d’Olinmar (Acriarche) – http://www.forgesonges.org/index.php?option=com_content&task=view&id=108&Itemid=56 (en passe d’être édité par la BAP)
Nindo (Archiviste) – http://www.archimaginaire.org/JdRa-liste-N-Nindo.htm
One Piece (AfroJim) – http://www.archimaginaire.org/JdRa-liste-O-OP.htm
P’tites sorcières (Antoine Bauza) – http://www.sden.org/-P-tites-sorcieres-.html
Rapide, Petit et Générique (Genseric) – http://www.jdra.ovh.org/rpg2sommaire.pdf
Saint Seiya Legend (Romain d’Huissier) – http://www.archimaginaire.org/JdRa-liste-S-SSL.htm
Solaires (Greewi) – http://greewi.free.fr/index.php?n=Solaires.Solaires
Solomon Kane (Olivier Legrand) – http://solomonkane.free.fr/
Stargate (Angenoir et Torog) – http://www.sden.org/-Stargate-.html (plusieurs versions disponibles)
Terre des Héros (la) (Olivier Legrand) – http://storygame.free.fr/tdh3.htm
The Return of The Not Totally Dead (Jeepee) – http://www.jeepeeonline.be/index.php?param=P6
Verbe et l’épee (le) (Archiviste) – http://JdRarchi.phpnet.org/dl/V&E/V&E.pdf
V2-RPG (Rodolphe Carpentier, Olivier Lemaire, Michaël Marie, Christophe Nicolier, Gaëtan Patard et Laurent Tronson) – http://www.crossover-editions.com/
Yggdrasil (Cuchulain) – http://couroberon.com/Salon/index.php?board=55.0 (projet en cours)
dimanche 6 février 2011, par Pitche
