Jeux d'Ombres

Tylestel

Tylestel

Tylestel nous plonge dans l’univers de la Grèce antique, rehaussé d’un bon soupçon de fantasy. Si vous n’avez jamais rêvé de jouer un Achille en version surboostée, de tutoyer les dieux ou de lutter contre un cyclope à mains nues, ce jeu est fait pour vous !

Dans un monde où les simples mortels côtoient piscanthropes (hommes poissons), centaures, nymphes ou satyres, dieux et titans s’affrontent depuis des temps immémoriaux. Les dieux eux-mêmes se jalousent et utilisent les humains comme pions dans leurs querelles sans fin. Pour accroître leur influence sur le monde, ils choisissent quelques élus et les transforment en Héros dotés de pouvoirs fantastiques, tempérés par quelques tares de la même eau. Par tous les moyens, et surtout par le fer, ceux-ci vont accomplir les volontés divines les plus frivoles ou les plus machiavéliques.

Tylestel dispose de qualités réelles sur la forme comme sur le fond. Bastien Lyonnet propose un système de jeu bien rôdé, basé sur le d100 et l’utilisation de compétences (sur base des huit caractéristiques habituelles). D’une présentation très sobre, les 238 pages de son jeu relèvent d’une écriture propre, simple et accessible.

L’univers est cohérent, bien décrit et doté d’un background historique et géopolitique conséquent. La Kardia, énergie utilisée par les dieux pour modeler le monde, est largement décrite. Les buts divins sont bien documentés, de même que les métiers de cette époque (tout Héros en possède un à la base). On peut regretter un manque de détail quant à la vie quotidienne, la géographie ou la culture grecque antique, même si ces points sont effleurés. Cela aurait apporté encore plus de cachet à l’ensemble. Qu’à cela ne tienne, les cours d’Histoire et leurs imbuvables manuels vont subitement se transformer en sources d’inspiration !

Cela dit, il ne s’agit que de « défauts » de jeunesse d’un jeu en pleine progression, régulièrement complété et enrichi. Au final, un jeu bien réalisé et efficace, idéal pour une campagne épique. À tester !

lundi 27 février 2012, par Kevin