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L’enfer du samedi soir

lundi 30 décembre 2013, par Bartaback

Issu du cerveau retors de Bartaback himself, ce scénario sous Licence Art Libre pour Marcel Super Blaireau confronte les PJ à un groupe de Super Blaireaudes et pourrait les transformer en fils de PUB et les amener à se faire fesser, con ! Euh non, se faire confesser.

Il était une fois…

Ce scénario est conçu comme le troisième volet d’une trilogie blairoïque mais peut tout à fait se jouer indépendamment. S’il est joué comme la suite de Une fille c’est si fragile et si fort à la fois, l’équipe des Super Blaireaux ont lâché leur ancien contrat de surveillance de la zone pavillonnaire sur les conseils de leur tout nouvel agent. Si les PJ vivent leur première aventure, abstraction est simplement faite de l’épisode précédent. Ils sont maintenant coachés par Anatoli Quicci, leur agent. Il leur a dégotté un sponsor « Crevettes en vrac » qui leur demande d’être davantage vus en ville afin de favoriser l’image de la marque. Sa requête est appuyée par Quicci qui considère que rien ne se passe (et qu’il y a moins de médias) en dehors du centre ville. Du coup, ils y patrouillent…

Ce scénario aborde la concurrence féroce entre Super Blaireaux. Les Super Blaireaux y sont davantage confrontés à une équipe concurrente de Super Blaireaux dotées de sacrés appuis qu’à une bande de viles Super Raclures. Difficile de faire valoir leur droit quand ils ne peuvent pas décemment recourir à la force et péter la gueule de toute opposition. Il va donc falloir la jouer en finesse.|

Le problème est que leur contrat de sponsoring prévoit pour l’essentiel un paiement en nature. Ils sont ainsi bien pourvus en crevettes séchées ou en conserve, mais ils ne gagnent vraiment pas grand-chose en espèces sonnantes et trébuchantes.

D’ailleurs, bien qu’étant au cœur de la ville, il faut bien avouer que côté action, c’est un peu la dèche. En effet la concurrence est rude et ils ont vu plusieurs affaires leur passer sous le nez : Kebabmaster les a grillés sur une prise d’otages, la Patrouille des Triporteurs a contré les plans du vil Trabinator bien avant qu’ils aient bougé le petit doigt, Supercastor a taillé en pièce le Gang des Démolisseurs…

Bref, en dehors de quelques arrestations de poivrots agressifs, rien de notable ne s’est passé pour les Super Blaireaux. Certes la population les voit en patrouille mais il y a de moins en moins de beurre dans les nouilles et ils n’ont pas fait grand-chose d’autre que de traîner en ville. Pas l’idéal pour leur sponsor.

Des choses se passent

En résumé, l’équipe de Super Blaireaux patrouille en ville. L’ambiance n’est pas à la fête, la gloire est une matière si volatile et pour tout arranger leur régime alimentaire contient plus de crevettes séchées qu’ils ne le souhaiteraient (sans même mentionner l’odeur).

Au petit jour, après une nuit de patrouille stérile, leur agent Anatoli Quicci les contacte pour les brancher en exclusivité sur une affaire : l’abbé Queutard qui officie dans la cathédrale St Patrick est dans le coma à la suite d’une terrible agression. Trouver et châtier les coupables serait un très bon coup de publicité pour eux. Quicci a eu l’info avant tout le monde grâce à ses contacts et les Super Blaireaux ne possèdent que quelques minutes d’avance sur leurs concurrents pour faire main basse sur l’affaire.

Il leur faudra donc tracer sévère pour arriver les premiers à l’hôpital de Montluche (qui se situe dans le quartier résidentiel). Un petit jet de pilotage/course/nage ou que sais-je encore de difficulté normale est à prévoir pour une mise en jambe. Un échec ne devrait pas leur faire rater l’exclusivité sans quoi… le scénario s’arrêterait là ! En revanche, un échec pourra signifier divers désagréments comme par exemple :

- collision avec un objet immobile hostile (mur, poteau, camion…) ;
- écrasement d’un chienchien à sa mémère, d’un chaton, d’une vache sacrée... ;
- atterrissage dans une fosse à purin ou dans un bac de bière… ;
- amende pour excès de vitesse par la Blairopolizei ;
- dommages au véhicule ou au super costume qui « forcément marche moins bien maintenant ».

Ce genre d’incident, ou toute casserole traînée par les Super Blaireaux, sera immédiatement ressorti par les médias s’ils se frittent un peu trop publiquement avec la Ligue de Vertu (cf. infra) par la suite, leur faisant prendre un dé de malus dans les gencives pour tous les jets de PUB en opposition.

L’abbé ne répond plus

Les Super Blaireaux sont accueillis avec une certaine candeur de la part du personnel de l’hôpital, soulagé de voir que l’affaire va enfin être prise en mains. Au chevet du religieux, se trouve déjà le Foulard, un Super Blaireau boy scout, décidé à en découdre avec le vil agresseur et très désireux de s’intégrer au groupe. Les informations dont il dispose devraient faciliter son intégration. Le Foulard peut être joué en PJ ou en PNJ même si la première option est plus intéressante.

Pendant que les PJ essaient de savoir ce qui s’est passé, une infirmière d’une cinquantaine d’années à l’air sévère entre dans la chambre, comme si de rien n’était, manipulant différents équipements pour écouter (discrètement) les délires de la victime. Si les joueurs s’inquiètent de savoir qui est cette infirmière, ils peuvent se rendre compte qu’elle espionne avec un jet en opposition de NEU contre POU. Celle-ci semble faire partie du décor mais elle est en réalité l’une des terribles mégères de la Ligue de Vertu, venue récupérer des informations à l’insu des Super Blaireaux.

Le prêtre n’est pas en grande forme, il a perdu pas mal de dents, son nez violacé a les dimensions d’une petite pastèque et, surtout, il est plongé dans un coma agité. Il marmonne en effet des phrases sans queue ni tête du genre : « L’enfer est blanc comme une boîte… », « Enfer en boîte ! », « Attention à la boîte de nuit blanche »…

Selon le Foulard qui s’est renseigné auprès de la patrouille de la Blairopolizei qui a pris l’abbé Queutard en charge, celui-ci a été retrouvé à une heure avancée de la nuit par deux pensionnaires de la maison des Sœurs Petites. L’abbé a manifestement été molesté, terrassé par un coup d’une force considérable en pleine poire.

Afin de laisser le temps à l’infirmière de la Ligue de Vertu de les coiffer au poteau, le personnel médical sortira les appareils photos pour poser avec l’équipe des Super Blaireaux. De jolies infirmières, qui ont jusqu’alors materné le Foulard, usent de leur charme pour convaincre les Super Blaireaux d’intégrer le petit à leur recherche. Décevoir les jolies infirmières risque de coûter des points en PUB. Le Foulard pourra défendre son cas en faisant valoir son lien envers l’abbé Queutard, son mentor.

Une fois les informations recueillies et les jolies infirmières satisfaites, les Super Blaireaux redescendent et trouvent la presse toute ouïe devant les déclarations de la Ligue de Vertu. Les rombières tiennent conférence, écoutées avec attention par les journalistes présents. S’ils ne comprennent pas comment ils ont pu se faire griller, ils finissent par remarquer l’infirmière dans la troupe concurrente qui ne manquera pas de leur exhiber discrètement son majeur pour leur signifier son mépris le plus distingué.

La Ligue de Vertu fait le plein de Pub

Il s’agit d’une équipe de Super Blairoïnes reconnue d’utilité publique par Madame Monsieur elle-même. Habituées à combattre les atteintes à la morale et au bon goût, ces Super Blaireaudes ne doivent cependant pas être sous-estimées notamment dans le domaine des relations à la presse et des plans médias. Elles bénéficient de l’appui de Madame Monsieur, la femme du chef de Blairosie (qui est incidemment le maire de Blairopolis). Concrètement, tous les jets de PUB face à la presse se font avec un avantage d’un dé. Mieux vaut donc ne pas se fritter à elles sur ce terrain (à moins d’être sévèrement burnés).

La Ligue de Vertu

La veuve : La cheffe de la troupe, habillée en noir avec un chignon serré, petit gabarit, l’air sévère, armée d’un sac à main lesté. Son Super Pouvoir lui permet de détecter les sentiments de culpabilité dans un rayon de NSR x10 mètres.
L’institutrice : Grande, mince, sèche, l’œil méchant, son Super Pouvoir permet à coups de sarcasmes et d’humiliations publiques d’imposer un désavantage de 1d6 à l’adversaire. Elle se bat en outre avec une longue règle en bois cinglante qui fait très mal sur les parties sensibles.
L’infirmière : Habillée à l’ancienne mode, plutôt courte mais large, elle possède des capacités de catch avancées qui lui permettent de lancer ses deux attaques : suppositoire au camphre qui brûle le cul (1d6 de pénalité pendant NSR tours) et huile de Ricin qui met hors combat la victime jusqu’à ce qu’elle réussisse un jet de BID de difficulté normale, sinon elle est occupée à vomir ses boyaux.
La dévote : La plus jeune, habillée en jupe plissée et col Claudine. Discrète et timide, son Super Pouvoir lui permet de tourner berserker quand elle est témoin de vulgarité (Avantage de 1d6 à tous ses tests).

Elles se déplacent dans une camionnette banalisée en évitant d’être vues montant à bord. Si les PJ parviennent malgré tout à identifier le véhicule de la Ligue de Vertu, cela pourra leur rendre service par la suite.

Sur les marches de l’hôpital, les rombières déclarent devant les journalistes qu’elles se chargent de l’affaire. Il leur apparaît déjà comme une évidence que « les responsables sont des clients de la boîte l’Enfer, sise à deux pas de la cathédrale Saint Patrick, une véritable provocation » selon elles. Elles se donnent donc pour but de châtier les coupables, c’est-à-dire tout ceux qui fréquentent ce lieu de perdition qui fait l’apologie de Satan à quelques encablures d’un tel lieu saint. Les Super Blaireaux peuvent d’ores et déjà avoir leurs doutes. Le mot « blanc » ne cadre pas trop avec l’interprétation de la Ligue de Vertu. Confrontées à cette contradiction, elles soutiennent que « blanc », fait référence à « nuit blanche », ce qui renvoie encore plus à « l’Enfer » comme boîte de nuit. Cqfd.

Si les Super Blaireaux choisissent de contester le droit de la Ligue de Vertu à régler l’affaire devant le parterre de journalistes, ils doivent effectuer un duel de PUB et en subir les conséquences éventuelles. La Ligue de Vertu possède un avantage de 1d6, elles sont sur leur terrain. Si les PJ ont eu un accident de parcours en chemin, ils prendront un dé de malus de plus même si personne n’est encore au courant. Ils seront attaqués sur leur absence de référence de moralité. Le Foulard, encore lui, pourra être utilisé comme caution morale. Il est à noter que pour la Ligue de Vertu, il n’est qu’un morveux dont elles ne voudraient pas dans leurs pattes et qui doit retourner prier pour le rétablissement de l’abbé avec les enfants de chœur.

Selon le résultat, Anatoli Quicci fait des remontrances ou au contraire félicite ses poulains. En tous cas, il leur conseille vivement de se défaire du Foulard qui n’est pas assez branché. Très mauvais pour l’image du groupe.

Quelle que soit la réaction des Super Blaireaux, les médias commentent abondamment l’événement. La Ligue de Vertu se cantonne en général à prendre le thé dans les cercles paroissiaux et à faire régner les bonnes mœurs et le bon goût sans trop d’éclat. L’affaire toutefois est spéciale et les rombières mettent en avant leur morale sans tache, discréditant implicitement (voire explicitement si on les cherche) celle des Super Blaireaux. Au-delà de l’affaire, les médias se lâchent et y voient « le combat de la tradition coincée du cul contre la modernité dépravée ». Ça plaît beaucoup à Quicci qui motive ses troupes en ce sens. Ils ne sont pas obligés de suivre mais ils seront quand même catalogués. Les médias orienteront leurs reportages de cette manière (ça fait vendre). Si lors de la première scène, les PJ ont eu un petit accident, c’est à ce moment là qu’il se révèlera, les fouines dénicheront une vidéo de surveillance ou amateur prise fortuitement par un téléphone portable que les alliés de la Ligue de Vertu exploiteront à plein (surtout si les PJ ont perdu leur confrontation près de l’hôpital).

Il se peut que les Super Blaireaux décident de faire profil bas pour commencer, mais la Ligue de Vertu sait bien qu’ils sont sur le coup et essaiera de les contrer préventivement.

Les stigmates de l’abbé Queutard

Motivés par Quicci ou non, les Super Blaireaux se lancent, on l’espère, dans une enquête parallèle, probablement convaincus que la Ligue de Vertu fait fausse route et motivés pour récupérer l’affaire qui leur revenait enfin de droit. Il ne faut pas lésiner sur les moyens, la Ligue de Vertu n’hésitera pas à les humilier publiquement. Bien entendu, toute baston publique sera très très négative pour le capital PUB des Super Blaireaux qui risquent fort de se retrouver avec toute la communauté Super Blairoïque sur le dos, sans compter la Blairopolizeï.

S’il a été évincé par les Super Blaireaux, le Foulard se trouvera sur les lieux du crime pour mener son enquête en solo, il y repérera grâce à ses talents de scout des traces de freinage avec pneus larges, des traces de pas particulièrement lourds dans l’herbe, des résidus d’urine sur le mur de la cathédrale et une dent ayant appartenu à l’abbé Queutard. Grâce à ses Super Pouvoirs de super pistage et de lecture des excréments, il pourra reconstituer le déroulement des événements dans les moindres détails. Ainsi, une voiture de sport a effectué un freinage brutal, le passager, un homme très massif à la démarche chaloupée a marché dans l’herbe jusqu’au mur de la cathédrale. Il a alors commencé à uriner dessus. Le goût de cette urine trahit une forte alcoolémie de l’individu. Puis, la trace des pas légers de l’abbé Queutard montre qu’il a voulu se glisser subrepticement dans le dos de l’homme en train de souiller le saint édifice. Les soubresauts dans les traces d’urine trahissent une tragique patate retournée par le fautif. Et paf l’abbé.

Les témoins séquestrés

Voisines du drame, les bonnes sœurs de la maison des Sœurs Petites parleront peu. Plutôt hostiles et misant tout sur la Ligue de Vertu, elles rapporteront que des témoins ont vu une succube dans une voiture de sport, mais rien de plus. Il s’agit en fait d’une gogo danseuse, de la boîte L’Enfer, en costume qui circulait en voiture avec Mister Fer Blanc.

Le voisinage ne mentionnera qu’avec réticence qui sont les témoins. Les sœurs elles-mêmes ne lâcheront absolument rien. Si les PJ sèchent vraiment, ils croiseront aux abords de la cathédrale un groupe de jeunes filles qui reviennent de la prière. Dans la discussion, elles indiquent que « Ingrid et Patricia qui faisaient encore le mur pour aller en boîte ont trouvé l’abbé ». Ces deux demoiselles (Ingrid Luxus et Patricia Cromol) sont les deux témoins directs et sont enfermées dans les cachots de la maison des Sœurs Petites. Elles sont en effet punies pour être sorties le soir de l’agression. Les libérer nécessitera de s’introduire dans la place et d’éviter les patrouilles de pensionnaires, toutes rompues aux arts martiaux. Elles affirmeront, alors qu’elles rentraient à pied de la boîte, avoir vu une voiture de sport précédemment garée devant l’Enfer les doubler et s’arrêter au niveau de la cathédrale. Elles ont vu la passagère, une danseuse au costume de démone. En arrivant quelques minutes plus tard, elles ont retrouvé l’abbé Queutard au sol avec la tronche en bouillie, la voiture n’était plus là.

Elles sont en mesure de faire une vague description du véhicule mais ne parleront que contre une ouverture de porte pour les amener à l’Enfer où elles oublient leurs tracas quotidiens. Elles sont néanmoins assez peu reconnaissantes envers les Super Blaireaux qu’elles trouvent ringards.

Les Super Blaireaux devront donc aller en Enfer pour savoir à qui la voiture appartient.

L’Enfer de Chong

L’Enfer de Chong est une boîte nouvellement créée par un dénommé Chong. Porté sur la dépravation sans pour autant être un abominable pervers polymorphe, il trouve une certaine gratification à l’idée de proposer un lieu de plaisir classe et légèrement décadent.

Chong règne sur son enfer, chemise ouverte. Un peu de maquillage et une fausse paire de cornes font l’affaire. Il demeure toujours soucieux du bon déroulement des opérations. Ça reste toujours classe : « On est pas au macumba, merde quoi ! » L’endroit est en effet assez sélect, et nécessairement difficile d’accès, où les gens viennent pour se montrer et s’amuser à faire les vilains petits démons. Il ne s’agit pas d’une boite goth, les démones portent ici des strings à paillettes et distribuent des préservatifs.

La boîte est installée dans un ancien parking, chaque niveau (rez-de-chaussée plus 6 sous-sols) représentent autant de cercles. On a ainsi :

- rez-de-chaussée : les limbes. On y trouve le vestiaire, la caisse et une salle calme pour les fêtards qui font un malaise et la première salle de danse. Plus basique, on y trouve les gens les moins branchés, les ados etc.
- premier sous-sol : luxure. Dans ce sous-sol dansent des démones dénudées accrochées aux barres de gogo danseuses, les serveurs au torse musclé portent juste un petit col et de temps à autre des concours de t-shirt mouillés sont organisés.
- second sous-sol : gourmandise. Ce sous-sol contient un bar et des tables où l’on peut manger des snacks hors de prix
- troisième sous-sol : avares et prodigues. Il s’agit d’une partie VIP encore plus sélect et privée qui n’est accessible qu’aux membres. L’ambiance y est plus feutrée.
- quatrième sous-sol : le Styx, coléreux et mélancolique. La musique est ici plus violente, on pogote à l’occasion.
- cinquième sous-sol : les tombeaux enflammés. La température y est plus forte, des effets pyrotechniques mettent une ambiance d’apocalypse. La musique est de type technoïde qui casse la tête.
- sixième sous-sol : Le chaos. Cette partie est plus particulièrement fréquentée par les gays. C’est en général n’importe quoi et beaucoup plus imprévisible qu’aux étages supérieurs où l’on sait à quoi s’en tenir.

Accès difficile

Accompagnés des deux jeunes dépravées, les Supers Blaireaux approcheront des portes de l’Enfer. Les deux filles seront folles d’excitation en lisant Pipo magazine. Elles s’extasieront sur le poster pleine page de Captain Maximum dans son costume d’été à manches courtes, commenteront avec malveillance le physique de Miss Frigida et pousseront un cri en apprenant que Mister Fer Blanc a annoncé ses fiançailles avec une certaine Cassandra Boudinot, une pétasse inconnue de tous mais qui semble être un modèle pour elles. En effet, de pensionnaire idéale de la maison des Sœurs Petites, la demoiselle Boudinot est rapidement devenue totalement délurée, les deux filles ne le mentionneront que si on les interroge avec insistance, les PJ sont toujours des neuneus à leur yeux.

L’entrée en boîte se passera différemment en fonction des événements précédents. Si les Super Blaireaux ont pris parti contre la Ligue de Vertu, ils passeront avec un regard méfiant. Si au contraire leur entrée en matière a été plus discrète, l’entrée en boite sera moins évidente. Un test de PUB de difficulté normale sera nécessaire (les personnages féminins auront un Avantage de 1d6 et un bon pour une consommation gratuite).

Sinon, entrer en force n’est pas la meilleure solution, leur ligne de conduite et leur score de PUB risquent d’en prendre un coup et il va être difficile d’obtenir la coopération des gens après ça, les talents d’intrusion seront donc fort utiles. Il existe une fenêtre qui donne sur les toilettes, mais elle est particulièrement étroite. Pour y passer, il faut réussir à rater un jet de BID (je dis bien « réussir à rater ») de difficulté facile. Ceux qui ne seront pas parvenus à passer par cette petite fenêtre pourront trouver dans les poubelles de l’huile de friture usagée qui leur permettra, à condition d’être nus de jeter un dé supplémentaire. S’ils ratent (réussissent) encore leur jet, il leur faudra alors faire un jet de PUB de difficulté normale :

- S’il est raté, ils ne se rendront pas compte que le temps et le bruit produit ont attiré du monde qui, devant cette scène cocasse, font quelques photos un peu compromettantes qui ne sortiront pas d’internet… Dans l’hypothèse où ils laissent, sciemment ou non, ces photos circuler dans la nature, la Ligue de Vertu s’en servira contre eux pour les pourrir publiquement. A noter que ceux qui sont passés huilés sentent l’huile de friture rance. Là encore la PUB en prend un coup (1d6 de malus) tant qu’une solution n’est pas trouvée.
- Si quelques Super Blaireaux, ne sont pas parvenus à rentrer dans la boîte, ils tomberont en tournant autour sur Discoboy en train de vomir ses tripes et ses boyaux, pour cause d’abus d’alcool. Ils pourront l’épauler dans cette difficile épreuve et, reconnaissant, il les fera rentrer avec lui dans l’Enfer qui est un peu sa deuxième maison. Mais peu avant de franchir la porte, la Ligue de Vertu qui patrouille autour de la boîte, s’incruste aussi dans le groupe et, ce faisant, rentre en leur faisant un sourire pincé.

Discoboy dont les capacités de discernement sont au plus bas se contentera de dire au cuistot (il passe par les cuisines) qu’il ramène de la meuf et quelques potes. Si les Super Blaireaux s’opposent à l’entrée de la Ligue de Vertu, elles passeront au plus vite, évitant la confrontation physique. En dernière extrémité, elles frapperont vite et fort pour forcer le passage, mais uniquement à condition que l’équipe des Super Blaireaux soit en infériorité numérique. Si les Super Blaireaux parviennent à bloquer leur entrée (Discoboy n’est pas d’humeur à discuter, il veut repartir faire la fête), elles discuteront avec le cuistot et lui feront la morale sur l’hygiène de sa cuisine et les taches sur son tablier et parviendront à passer un peu plus tard.

L’incarnation du Dancin’fool

Une fois rentrée, la Ligue de Vertu traversera les salles avec un air dégoûté et méprisant. Chong les verra arriver et commencera à faire des reproches à Discoboy qui ne comprend toujours pas. Pendant que l’une des rombières ira tirer l’oreille du DJ, l’autre coupera la musique et prendra le micro pour commencer à faire la morale à tout le monde sur le thème de : « vous n’avez pas honte ? » Ces paroles dégriseront un peu Discoboy qui comprendra alors son erreur. Il deviendra rouge de honte notamment en sentant les regards pleins de reproche d’une bonne partie de l’assemblée. Il n’en faudra pas plus au Dancin’fool pour prendre possession de Discoboy !

Le Dancin’fool est une émanation mystique de toutes les âmes torturées du monde de la nuit : moquées, victimes de râteaux à répétition, risée de tous... Le Dancin’fool prend donc possession de Discoboy, profitant de son grand état de faiblesse et de son échec retentissant. Mais grâce au fait que Discoboy soit un hôte puissant, le Dancin’fool est en mesure de faire beaucoup plus de dégâts que d’habitude, sa puissance et son influence malfaisante étant décuplées.

La métamorphose est impressionnante. Alors que Discoboy est habituellement particulièrement classe, ses pieds s’allongent de 10 cm et l’une de ses jambes est désormais plus courte que l’autre. Il danse de façon ridicule et désordonnée en hurlant comme un fou en direction du centre de la piste de danse, cela parvient même à couper la Ligue de Vertu dans ses œuvres. Mais le pire est à venir car le Dancin’fool usant de ses pouvoirs psychiques modifie les comportements de la foule effrayée. Le DJ perd son professionnalisme et passe La Danse des Connards, les gens commencent à s’agiter de façon totalement ridicule à la manière du Dancin’fool, puis font la chenille derrière lui. Les participants se métamorphosent lentement en pépettes, ploucs, kéké, beaufs… Les Super Blaireaux (ainsi que la Ligue de Vertu) doivent réussir un jet de POU de difficulté normale pour ne pas rentrer dans la danse. Ceux qui échouent ont droit à 3 jets de POU difficiles successifs pour les 3 premières minutes de danse pour essayer d’en sortir. Sinon, cela réveille en eux le tourbillon d’un vent de foliiiiiiiie...

Les Limbes : Défaire la chenille

Chong est effondré. Il explique aux Super Blaireaux ce qui se passe. Pour lui le Dancin’Fool n’était qu’une légende, mais manifestement elle a quelques fondements !

Pour contrer le Dancin’fool, il faut interrompre la chenille et lui mettre la honte. Il est totalement insensible aux coups qui se répartissent alors sur les participants à la file qui dégusteront à sa place. Les participants de la chenille reprendront leurs esprits et se foutront alors aussi du Dancin’fool. Il s’agit donc de faire un duel de PUB, considérant que les Super Blaireaux sont plusieurs et peuvent profiter des effets combinés. Un bon roleplay, l’utilisation d’accessoires comme un miroir donnera un bonus d’1d6 aux Super Blaireaux.

La Ligue de Vertu (du moins les éléments encore actifs) interviendra également, essayant d’être plus rapide et plus efficace que les Super Blaireaux. Le problème est que pour la première fois, elles ne sont pas sur leur terrain de prédilection, ce serait plutôt l’inverse. Pour cette première épreuve, elles disposent d’un petit avantage en la personne de l’institutrice, car la culpabilité et la moquerie sont bien dans son registre. Ainsi, elles ne souffriront d’aucun malus.

Une fois défait, le Dancin’fool partira à toute vitesse en gémissant et descendra d’un étage. Chong les accompagne à chaque niveau, les aiguillant sur les actions à mener pour défaire le Dancin’fool.

Luxure : Tous à poil

A l’étage de la luxure, le Dancin’fool se déshabille et commence des mouvements torrides laissant apparaître son physique ingrat, ses poils et ses testicules qui pendouillent. Là encore, la foule rentre en transe et l’ambiance commence à tourner à la partouze bien grasse. Tout le monde couche avec tout le monde, y compris avec le mobilier, pendant qu’un grand feu de fringues s’improvise au centre de la pièce menaçant de provoquer un incendie. Les personnes présentes se métamorphoseront petit à petit en laiderons ultimes avec notamment du poil aux pattes pour les filles et du bide avec des varices pour les hommes.

Une partie de l’équipe devra intervenir pour stopper l’incendie, ce qui n’est pas chose facile quand la foule avoisinante ne souhaite qu’une chose : vous arracher votre Super Costume. Il faudra être plus torride que le Dancin’fool, un duel de POU de difficulté normale sera le bienvenu. La Ligue de Vertu enverra la bigote qui est la plus jeune pour tenter un truc mais elle doit réussir un jet sur la ligne de conduite et subir quand même 1d6 de malus si celui-ci est réussi en conséquence. Du côté des Super Blaireaux, les initiatives pour mettre en scène leurs turpitudes (musique, fumigène, usage de la sono) donneront un dé de bonus. Après sa défaite, le Dancin’fool cachera son anatomie sous les rires de l’assemblée qui n’a pas encore pris conscience de sa propre nudité.

Gourmandises : Jeux à boire

Humilié et renvoyé à sa vraie nature, il s’enfuira alors vers le niveau inférieur. Là, tout le monde commencera à boire comme des trous. Ce sera open bar, car le personnel également sous influence fera couler l’alcool à flot, gratuitement. Chong pleure pour sa marge et indique qu’il faut battre le Dancin’fool dans un défi picole. Là, la Ligue de Vertu s’y opposera formellement et passera à l’attaque. Mais les effets sont les mêmes, c’est la foule présente qui prendra les dommages. Elles comprendront bien vite que c’est inefficace et très dangereux pour leur capital de PUB.

La veuve indiquera qu’elle croque parfois des sucres avec de l’alcool de menthe et devrait tenir le choc, mais c’est l’infirmière qui prendra les choses en main, arguant de sa masse corporelle supérieure et de son passé de guindaille à l’école d’infirmières. Il leur faudra réussir un jet contre leur ligne de conduite pour s’aligner sur les rangs. A noter que le concours de picole se fait sous BID, sauf pour l’infirmière qui fait semblant de boire et vide ses verres par terre. Un duel de VIT (infirmière) contre NEU (Super Blaireaux et Dancin’Fool) permettra de découvrir la supercherie et elle devra alors boire avec 1d6 de malus. En clair, chaque protagoniste doit faire un jet en BID de difficulté normale. Le premier qui cumule un solde de NSE inférieure ou égal à 10, roule sous la table. Bien entendu, il est plus efficace de dire au Dancin’fool que c’est une fiotte qui ne sait pas boire. Il prend alors 1d6 de malus.

Avares et prodigues : Very Important Blaireau

Le Dancin’fool se rend ensuite dans la partie VIP de l’Enfer. Les Super Blaireaux le retrouvent très auto-satisfait sur un canapé, un verre à la main et une liasse dans l’autre, au milieu de femmes lascives alanguies à ses pieds pendant que l’assemblée de pingouins VIP commence à déféquer dans des plateaux argentés pour ensuite manger et se caresser le torse avec leur propres excréments.

Les Super Blaireaux doivent réussir un duel de TUN pour attirer à eux les jolies filles ; la veuve dotée d’un bel héritage s’aligne sur les rangs mais, considérant son avarice, elle souffre d’un malus d’1d6. En cas de jet raté, ce ne sont pas les poulettes qui viendront à eux mais des plateaux d’étrons.

Le Styx : contusions multiples

Dans la salle du Styx, le Dancin’fool sera totalement incontrôlable. Il dansera de façon hystérique, entraînant la population avoisinante à faire comme lui mais avec l’objectif de provoquer de blessures. La musique cèdera rapidement au bruit cadencé fait par les musiciens qui frappent en rythme leurs instruments sur les amplis, y compris le chanteur qui a le malheur d’utiliser sa bouche pour produire des sons. Rapidement, les blessures s’accumulent, les participants hilares ont la bouche en sang et des dents en moins. Certains montent sur scène et se jettent dans foule qui les accueille par une habile esquive.

Il faudra, pour faire cesser ce jeu de massacre, aller choper le Dancin’fool à bras le corps pour le plaquer au sol. Une épreuve de force bien plus qu’un cassage de gueule. La Ligue enverra la veuve qui présente une force de frappe non négligeable, l’infirmière étant légèrement hors service depuis l’épisode du bar. Même motif, même punition, elle a du mal à se coller à une abomination pareille (il pue la bière et la sueur) : désavantage de 1d6. Les Tombeaux enflammés : raisonner un forcené

En arrivant à l’étage technoïde, le Dancin’fool aura l’œil dans le vague, dansant comme un robot jusqu’à épuisement. Le Dancin’fool, au milieu de la piste, gobe Ecstasy, LSD arrosé d’alcool. Il commencera à raconter ses visions délirantes, mentionnant notamment le tangage du bâtiment, le rythme du Mécanique Métal Disco, inchangé depuis 10 000 ans et de la milice qu’il faut envoyer contre les gnomes sarcastiques (les Super Blaireaux). Il faudra que les Super Blaireaux le raisonnent pied à pied pour arrêter son délire. Un duel de NEU leur permettra de l’emporter, là encore un bon roleplay devrait donner du bonus. Côté Ligue de Vertu, l’institutrice s’y colle, mais elle a bien du mal à ne pas s’énerver devant ces inepties, toujours un dé de malus.

Le Chaos : ramener Discoboy à la surface

Au dernier sous-sol le Dancin’fool est à bout. Chong indique aux Super Blaireaux qu’il faut en profiter pour faire reprendre conscience à Discoboy pour qu’il chasse le Dancin’fool. La bonne méthode est bien entendu de passer « Dancing Queen » et de motiver Discoboy par des phrases du genre « Non, le disco n’est pas mort ! Le disco c’est la vie ! ». Là, Discoboy rentrera dans un épisode de double personnalité assez inquiétant et finira par dire à ce qui l’habite qu’il va lui montrer ce que c’est que la vrai classe. Il danse alors le disco comme jamais et le Dancin’fool disparaîtra avec un cri de désespoir.

Et si les Super Blaireaux se plantent ?

Bien entendu les Super Blaireaux risquent de foirer leurs tests. Que faire ? Le Dancin’fool peut-il ruiner l’Enfer ? Non, bien entendu. Au meneur de tricher et de considérer que la Ligue de Vertu réussit l’impossible. A la fin de cet épisode, il faut compter les points.

Si la Ligue l’emporte, auréolée de son succès, elle pourra démontrer les dangers de la musique de jeunes, et la nécessité de fermer au plus vite cet endroit. Les Super Blaireaux perdront tout soutien des gens de l’Enfer qui leur en voudront d’avoir échoué.

En revanche, si la Ligue perd, des témoignages se moquant d’elles passeront dans les médias illustrés par les images des caméras de surveillance et des films amateurs. Elles mentiront en prétendant qu’elles étaient possédées et que les danger de la musique de… blablabla, personne ne les écoutera. En revanche, les Super Blaireaux seront les héros de la fête et tout le monde aura de l’admiration pour eux. Ce sera leur tour de faire le plein de PUB. La Ligue de Vertu perdra son dé de bonus dans toutes les opérations médiatiques. Les PJ récupèreront tous leurs points de PUB au maximum.

Les deux pensionnaires fugueuses les considèreront enfin comme des héros, et elles leur apprendront que la voiture vue aux abords de la cathédrale était celle de Mister Fer Blanc et qu’il était en compagnie de Cassandra Boudinot qui fait gogo danseuse et autres boulots nécessitant d’être bien de sa personne et court vêtue. Toutefois, elles refuseront de témoigner ouvertement, ayant bien trop peur des conséquences (renvoi de la maison des Sœurs Petites, conflits familiaux…).

Mister Fer Blanc dans la tourmente

Pendant ce temps, Mister Fer Blanc vit un enfer bien différent. Sa promise multiplie les provocations et les dérapages dans les médias. Après l’affaire dans la boîte, elle attaque bille en tête la Ligue de Vertu et défend le droit à s’éclater en boîte de toutes les façons possibles (« par tous les trous » a-t-elle déclaré au micro de TéléTélé). Le scandale sera sur tous les écrans la journée suivante. Elle mène Mister Fer Blanc par le bout du ... « nez » en raison du dérapage de l’autre soir. En privé, elle alterne les scènes. Elle se lance dans des épisodes exaltés pendant lesquels elle dit qu’elle va tout balancer, car « c’est bien fait pour sa gueule ». Tandis qu’à d’autres moments, elle essaie de convaincre Fer Blanc d’aller achever l’abbé Queutard tant qu’il est temps. C’est bien entendu un piège. Fer Blanc résiste mais il est pris dans la tourmente et perd son calme de plus en plus souvent. Tout cela permet à Cassandra Boudinot de faire passer tous ses caprices à Fer Blanc qui craint surtout pour sa réputation.

Il est probable que les Super Blaireaux auront envie de poser quelques questions à Mister Fer Blanc et à Boudinot.

Confronté aux Super Blaireaux, Mister Fer Blanc déclarera qu’il avait trop bu et ne se souvient de rien. Il est pieds et poings liés par le mensonge de Cassandra Boudinot. Son service de com’ mettra la pression aux Super Blaireaux : s’attaquer à Mister Fer Blanc, c’est s’attaquer à MiaM !?. S’ils font appel à Quicci à ce stade, il parviendra à retourner la menace en accord fructueux : si les Super Blaireaux parviennent à les débarrasser de Cassandra, ils auront un bon chèque et un petit coup de pouce médiatique. Ils doivent absolument orchestrer les excuses de Mister Fer Blanc dans les médias. Car, même si Fer Blanc n’a rien avoué, son service de com’ n’est pas dupe. L’urgence est claire pour MiaM !?, dès que l’abbé Queutard reviendra à lui, la vérité éclatera au grand jour, et son on considère que faute avouée… Le seul problème est que Boudinot est incontrôlable et ne les laissera pas monter un tel plan média.

Cassandra Boudinot parle très librement de tout, et surtout de n’importe quoi, camouflant sa véritable nature sous une armure d’insouciance et d’hédonisme. C’est bien ce qu’elle mettra en avant si les PJ l’interroge. Elle usera de sa plastique exceptionnelle pour mettre les Supers Blaireaux mal à l’aise. La mettre sous surveillance sera très fructueux. Elle passera des appels où elle sera soudainement très sérieuse, parlant d’une cargaison, d’organisations obscures. Elle rencontrera également des livreuses bien jeunes (Amandine Tricot et Pauline Castor) qui disparaîtront par la suite par une entrée secrète d’un repaire construit sous la maison des Sœurs Petites. Il s’agit du Dark QG de la Ligue de Vertu bien entendu, qui se situe à deux pas de l’Enfer de Chong.

Il sera également possible de tenter de visiter le local de la Ligue de Vertu. Aux Super Blaireaux de se montrer imaginatifs pour les éloigner.

Les deux éléments perturbateurs de la pension (Ingrid Luxus et Patricia Cromol, essayez de suivre, bon sang !) seront d’accord de servir d’espionnes. Si les Super Blaireaux le leur demandent, elles pourront notamment les informer que deux de leurs consœurs (Amandine Tricot et Pauline Castor) sont chargées d’une mission secrète. Plus faciles à surveiller et à duper, celles-ci pourront mener les Super Blaireaux vers l’entrée du Dark QG (une porte camouflée derrière les toilettes publiques dans un petit parc construit à flanc de la maison des Sœurs Petites). Les PJ pourront y repérer la camionnette banalisée de la Ligue de Vertu s’ils l’ont identifiée. Les toilettes sont habitées par moment par un pervers qui matent par de petits trous les jeunes enfants qui viennent là… Il pourra témoigner sous la contrainte que des choses bizarres se passent (il a ainsi vu des demoiselles rentrer et ne pas ressortir, et dont il n’a trouvé aucune trace en rentrant dans l’endroit).

Une surveillance permettra effectivement de voir ces demoiselles sortir du petit édifice avec des airs de conspiratrices. Les Super Blaireaux pourront également repérer des entrées et des sorties de la Ligue de Vertu.

Les deux donzelles font officiellement un stage dans une pharmacie tenue par Octavia Pacoule, une ancienne de la maison installée dans un centre commercial d’une banlieue nommée Blairo-Mondial 2000. Elles y ont réceptionné une caisse complète de préservatifs de marque identique à celle distribuée à l’Enfer de Chong dans laquelle elles ont introduit les drogues confectionnées dans la pharmacie. Tout cela, semble-t-il, à l’insu d’Octavia Pacoule. Elles rentrent tous les jours de leur stage avec quelques dizaines de préservatifs trafiqués dans les poches jusqu’à remplir une caisse complète.

Le maître plan est de substituer cette caisse à l’une des caisses de la réserve de l’Enfer pour faire croire à un trafic massif de drogue. Les préservatifs seront faciles à reconnaître, il sera écrit en tout petit : made in Colombia – CIA approved.

Difficile de prendre Cassandra en flag’ car elle n’interviendra que lors du dernier acte. Même questionnée, elle taira ses liens avec les Sœurs Petites et aucun Blairoflic ou juge n’osera une perquisition de la noble institution. En l’absence de témoin, elle fera comme si de rien n’était avec un naturel désarmant. Elle n’est pas une Super Raclure après tout. Une seconde intrusion dans les lieux pourrait ne pas passer inaperçue et leur être fatale, surtout s’ils ont mené la première de manière approximative. Au vu des appuis des uns (Ligue de Vertu) et des autres (MiaM !?), chercher à faire triompher la vérité risque fort de coûter toute la PUB dont les Super Blaireaux disposent, à moins qu’ils aient furieusement assuré sur le coup et réussi à constituer un tas de preuves agrémenté d’un plan de com’ en béton. Rien n’est moins sûr.

Une soirée d’enfer

Un peu plus tard, on apprendra que l’abbé se remet mais qu’il est encore trop faible pour parler. Cassandra annoncera une super soirée en Enfer pour fêter l’événement avec Mister Fer Blanc, qui semble très embarrassé. Encore plus de débauche, encore plus de plaisir. La Ligue de Vertu annoncera qu’elle défendra la morale et le bon goût de toutes ses forces. Les deux jeunes filles de la maison (Ingrid Luxus et Patricia Cromol), à nouveau prisonnières, seront toujours partantes pour y retourner.

Chong demandera aux Super Blaireaux de veiller au bon déroulement de la soirée, et surtout à éviter les manipulations visant à discréditer son établissement.

Si les Super Blaireaux ont assuré le coup, ils devraient intercepter les capotes piégées, soit en agissant en amont dans le hangar mais il leur faudra un plan pour éloigner la Ligue de Vertu, soit au moment de la préparation de la soirée, voire pendant son déroulement. Boudinot a prévu de récupérer la caisse de préservatifs trafiqués le matin avant l’ouverture de L’Enfer (personne n’arrive avant midi) et de l’échanger avec l’une des caisses conservées dans la réserve et de (bien entendu) cacher la caisse originale dans le repaire secret de la maison.

La Ligue débarquera le soir avec la Blairopolizeï pour une descente dûment médiatisée. L’issue de celle-ci permettra de mettre la Ligue de Vertu hors service car ses accusations sans fondement auront achevé de fatiguer Monsieur Monsieur ou au contraire de lui permettre de briller et d’avoir la peau de cette boîte d’enfer et des personnages qui vont avec (Chong, Discoboy…). Si les Super Blaireaux réussissent, ils auront probablement de quoi confondre Cassandra Boudinot qui ne bénéficie pas d’appui directs, ce qui satisfera Miam !? également. La Ligue de Vertu prenant un râteau sur cette grosse opération se fera passer un savon par Monsieur Monsieur en direct et par téléphone (il suit la descente à distance avec Madame Monsieur). Folles de rage, elles attaqueront les Super Blaireaux devant témoin, leur donnant une bonne occasion de se défouler enfin. L’abbé Queutard quant à lui recevra les excuses de Mister Fer Blanc qui fera amende honorable et promettra d’aller plus souvent à l’église (selon le plan de com’ de ses services).

Inspirations

Musique : Discoboy et Dancin’fool sont deux chansons de Franck Zappa, http://listen.grooveshark.com/#/son... et http://listen.grooveshark.com/#/son... ; le Metal Mecanik Disco est directement piqué à la musique fabuleuse de Sebkha Schott (sous licence Art Libre, profitez-en), http://www.dogmazic.net/SebkhaChott...
Cinéma : The Mystery Men, et tout particulièrement la bande de méchants discophiles
Littérature : La divine comédie de Dante (je l’ai même pas lue mais bon...)
Autre : Un certain Chong croisé à Saigon il y a plus de 10 ans, dépravé notoire mais néanmoins humaniste et attachant, à qui ce scénario est dédié.