Digital Dust

Quand Odin rencontre Bill Gates

samedi 30 novembre 2013, par Docteur B

Coup de coeur lors des Démiurges en Herbe V, où Jeux d’Ombres était membre du jury, voici un petit bijou d’heroïc fantasy mythologique post-apo... Pas possible ? Si, si... et comme toujours avec Dwarfy29, c’est mis en page comme dans un jeu pro.

Digital Dust

2019, la Digital Dust (DD) est créée. Véritable cyber-innovation, cette nanoparticule peut planer dans l’atmosphère, abriter un micro-ordinateur et servir d’émetteur-récepteur UHF, le tout en réseau. Le projet WYRD s’ensuit, créé par Odin Corp. Une société suédoise branchée nanotech. Des nuages de DD sont répandus au-dessus des villes. Le monde est connecté par un réseau sans fil sans précédent. Tout s’accélère avec le développement d’implants neuronaux et d’une nouvelle génération de DD, capable de s’autorépliquer.

2026, Beowulf666, un jeune hacker, vole un programme expérimental et le partage sur le Réseau, appelant la Communauté à la rescousse pour comprendre le code.

Le 26 avril 2026 à 1h23 débute Ragnarok. La fin du monde. Le Nuage s’épaissit et occulte le soleil. Tous les essais pour stopper la multiplication de la DD échouent. La riposte est imparable. Les particules de DD (« les Sauterelles ») attaquent les organismes humains. Des villes sont rayées de la carte. Dès lors apparaissent les dieux, ou plutôt les Intelligences Artificielles (IA) nées au sein du Nuage. Ils entrent en dissension et continuent leur colonisation du monde, contrés par des rescapés.

Ceci n’est qu’un aperçu de l’univers, développé en un parallélisme constant entre la mythologie scandinave et le cyber-programme qui a créé la DD. Les personnages-joueurs évolueront entre la tour Fafnir, les Ases reconverties en IA, Frigg une IA qui se présente sous les traits d’une splendide blonde sculpturale et qui hante le Réseau... Les populations se regroupent alors en clans, en cultes... D’autres se fédèrent dans l’Ordre de la Geste, structuré en Commanderies. Ce sont les PJ.

Ils se définissent par 4 caractéristiques. Plus le personnage est puissant dans sa caractéristique, plus le dé lancé a de faces (de d4 à d20). Les compétences se répartissent en 10 champs, le niveau s’exprimant par un bonus au résultat du dé. L’idée est de dépasser le seuil de difficulté. Si le personnage tente une action facile, il peut se voir affecter un dé ayant plus de faces (et vice-versa).

Pour les plus difficiles, mentionnons l’existence de fiches de personnages et d’un écran, ainsi que d’une version joueur des règles.

On aime un univers tout à fait illuminé, une jouabilité sans faille, un lay-out impeccable. Et quand on vous dit impeccable... on le pense réellement. Rien que le lay-out donne envie de lire et de jouer. C’est dire.

On regrette... de tourner la 32ème (et dernière) page et le scénario un peu bateau.